Le 13 janvier 2020, à l’occasion du Forum des juristes et experts comptables qui s’est tenu à Milan, l’administration publique a répondu à certains doutes étroitement liés à l’application concrète du Décret fiscal.
Tout d’abord, il a été
précisé que les agences de
placement visées au chapitre I du titre II du décret législatif
n° 276/2003 sont également couvertes
par les nouvelles règles.
Il a également été observé que le montant de 200 000 euros se réfère au montant annuel confié à une entreprise individuelle. Dans l’éventualité où un même donneur d’ordre aurait confié plusieurs travaux, il faudrait faire la somme de la totalité des travaux et des prestations qu’il a confiés. Si, sur une base annuelle, le résultat montre un dépassement du seuil en examen, une copie des ordres de versement des retenues fiscales à la source sur les rétributions des employés directement embauchés devra être fournie par les entrepreneurs/sous-traitants/adjudicataires.
En substance, la règle
décrite s’applique sans distinction à
tous les travaux confiés par un même donneur d’ordre.
L’alinéa 5 de l’article
4 du Décret fiscal prévoit un système d’exemption des obligations de
communication sous certaines conditions. Ces conditions, de l’avis de
l’administration fiscale, doivent être
subsister conjointement.
Afin de vérifier
l’exécution des versements effectués au cours de la période fiscale à laquelle
se réfèrent les déclarations de revenus des trois dernières années, il faut
tenir compte des versements effectués d’un montant supérieur à 10 % du
montant des recettes ou des compensations figurant aux déclarations.
L’administration
publique a également fait observé que les versements à prendre en compte dans
le compte fiscal, lorsqu’une entreprise se trouve en situation de perte fiscale
pour laquelle (selon la loi) elle n’est pas tenue de payer l’impôt, ne
concernent pas seulement l’impôt sur le revenu mais aussi la TVA.
Enfin,
l’administration fiscale affirme que, pour permettre au donneur
d’ordre de vérifier le versement des retenues d’impôt de
l’entrepreneur/sous-traitant/adjudicataire les copies des délégations de paiement relatives au versement
des retenues d’impôts d’un seul et même
travailleur peuvent être cumulatives. Pour
effectuer les contrôles imposés, il suffit en effet de vérifier l’existence
d’une corrélation entre les délégations de paiement, qui peuvent donc concerner
tous les travailleurs employés par un même donneur d’ordre, et la liste des
noms de tous les travailleurs qui lui est transmise par l’entrepreneur ou le
sous-traitant.
Ce qui précède fait
suite à la résolution 108/2019 selon laquelle l’administration fiscale a
expliqué que :
- la
quantification des versements différente pour chaque donneur d’ordre doit être
effectuée sur la base de paramètres objectifs (par exemple, le nombre d’heures
consacrées à l’exécution de la commande spécifique) et
- la
disposition réglementaire s’applique en référence aux retenues versées à partir
du mois de janvier 2020, également aux contrats d’adjudication /de
sous-traitance/d’adjudicataire, conclus avant le 1er janvier 2020.