Catégories: Insights · News

Tag: Corte Europea, Datore di lavoro


6 Août 2021

Cour de l’UE : L’employeur, en cas de réelle nécessité, peut demander à ses salariés de ne pas porter de symboles de convictions politiques, philosophiques ou religieuses (Norme & Tributi Plus Diritto – Il Sole 24 Ore, 6 août 2021 – Vittorio De Luca, Debhora Scarano)

La Cour de justice de l’Union européenne revient sur le délicat sujet de l’utilisation de symboles religieux sur le lieu de travail, avec la sentence publiée le 15 juillet 2021, dans les procédures réunies C-804/18 et C-341/19. Selon la Cour, l’interdiction de porter sur le lieu de travail toute forme visible d’expression des convictions politiques, philosophiques ou religieuses peut être justifiée par la nécessité pour l’employeur «de se présenter de façon neutre face aux clients ou de prévenir des conflits sociaux ».

La décision des juges européens tire son origine d’une requête présentée par-devant le Tribunal du travail de Hambourg par deux employées d’une société de droit allemand, invitées à ne pas porter de signes attestant leur appartenance religieuse.

Les juges de renvoi ont décidé d’interroger la Cour sur l’interprétation de la Directive 2000/78. Notamment, ils ont demandé si la règle interne d’une entreprise, interdisant aux travailleurs de porter sur le lieu de travail des signes visibles de convictions politiques, philosophiques ou religieuses constitue une discrimination directe ou indirecte fondée sur les convictions personnelles ; à quelles conditions l’éventuelle différence de traitement fondée sur les convictions personnelles découlant de cette règle peut être justifiée et quels sont les éléments à prendre en compte dans le cadre de l’examen du caractère approprié de cette différence de traitement.

Les juges communautaires ont affirmé que le règlement d’une entreprise ayant les caractéristiques susmentionnées ne constitue pas une discrimination directe fondée sur les convictions personnelles envers les travailleurs, à la condition que «cette règle soit appliquée de façon générale et indifférenciée ». Une telle imposition n’entraîne pas non plus, selon la Cour, une discrimination indirecte, dans la mesure où le traitement différent imposé est limité au strict nécessaire et justifié par l’application d’une politique de neutralité envers les clients ou les usagers, répondant à une réelle exigence de l’employeur, ce dernier en ayant la charge de la preuve.

Continuez à lire la version intégrale publiée sur Norme & Tributi Plus Diritto de Il Sole 24 Ore.

Inscrivez-vous à notre lettre d’information

Contacts

Vous avez besoin d'informations ? Écrivez-nous et notre équipe d'experts vous répondra dans les plus brefs délais.

Remplissez le formulaire

Autres nouveautés et insights

1 Sep 2026

Suppression de fichiers de l’entreprise sur l’ordinateur : licenciement justifié même en l’absence de preuve d’un préjudice

L’affaire trouve son origine dans le licenciement disciplinaire d’une salariée occupant des fonctions de secrétariat général qui, à l’occasion de la restitution de son ordinateur professionnel à la…

1 Sep 2026

Heures supplémentaires : un tableau récapitulatif ne suffit pas; le salarié doit apporter une preuve rigoureuse du nombre d’heures effectuées et de l’ampleur de la prestation.

Par l’ordonnance n° 20700 du 18 juin 2026, la Cour de cassation est revenue sur la question des heures supplémentaires, réaffirmant que le salarié qui en réclame le…

1 Sep 2026

Saviez-vous que… une prime individuelle (superminimo) restée inchangée pendant des années peut devenir non absorbable ?

La Cour de cassation, chambre sociale, par l’arrêt n° 24475 du 5 août 2026, a confirmé que le superminimo individuel, bien qu’il soit normalement soumis au principe d’absorption…

3 Août 2026

Transparence salariale : les premières demandes des salariés arrivent (Il Sole 24 Ore, 3 août 2026 – Vittorio De Luca)

Deux mois après le décret. Depuis l’entrée en vigueur du décret législatif 96/2026, le 7 juin, selon une enquête flash menée par le GIDP, 8 % des directeurs…

30 Juil 2026

Contrôles en entreprise et protection des données : quel équilibre ?

Avec un récent jugement du Tribunal de Pise n° 800 du 13 juin 2026, est abordée une question particulièrement importante pour les entreprises : le délicat équilibre entre…

30 Juil 2026

Licenciement irrégulier et réintégration : le salarié doit restituer l’indemnité compensatrice de préavis 

Avec l’ordonnance n° 22187 du 28 juin 2026, la Cour de cassation s’est prononcée sur la question de la restitution de l’indemnité compensatrice de préavis versée au salarié…