Catégories: News


10 Jan 2019

HR Breakfast : « Licenciement : la situation actuelle des protections suite aux récentes mesures législatives et au jugement de la Cour Constitutionnelle » – 29 Janvier 2019

La loi n° 98 du 9 août, qui a converti, avec amendements, le Décret législatif italien n° 87/2018 (le Décret Dignité), a été publiée au Journal Officiel n° 186/2018.

 

Le Décret Dignité – même si ne modifiant pas le mécanisme de détermination visé à l’art. 3 du Décret législatif italien n° 23 du 4 mars 2015 lié à l’ancienneté dans l’entreprise – a établi que l’indemnisation en cas de licenciement illégitime ne peut pas être inférieure à 6 mois de salaire (4 dans la discipline préalablement en vigueur) et supérieure à 36 mois (24 dans la discipline préalablement en vigueur) de la dernière rémunération de référence pour le calcul des indemnités de départ.

 

La Cour Constitutionnelle est intervenue, en revanche, sur le mécanisme de calcul de l’indemnisation.

 

Le 14 novembre dernier, les motivations du jugement n° 194/2018 avec lequel la Cour Constitutionnelle italienne a déclaré l’illégitimité constitutionnelle de l’art. 3, 1er alinéa, du Décret législatif n° 23/2015 de façon limitée au libellé « d’un montant égal à deux mois du dernier salaire de référence pour le calcul des indemnités de départ pour chaque année de service » ont en effet été publiées sur le Journal Officiel n° 45.

 

Selon la Cour Constitutionnelle, le mécanisme de calcul de l’indemnisation prévue par le Décret législatif n° 23/2015, dans la formulation modifiée par le Décret Dignité, fixe une « indemnité rigide, car non progressive par rapport à des paramètres différents de l’ancienneté de service, et la rend uniforme pour tous les travailleurs. L’indemnité prend ainsi la connotation d’un versement forfaitaire et standardisé…du préjudice subi par le travailleur à cause de la perte injustifiée du poste de travail à durée indéterminée ».

 

La disposition s’oppose, donc, aux principes d’égalité et de bon sens et, par conséquent, la détermination du préjudice en cas de licenciement illégitime ne peut pas faire abstraction d’une appréciation du juge.

 

Compte tenu de l’inconstitutionnalité constatée, la marge d’appréciation des juges est vaste, à ce jour, pour les licenciements concernant des travailleurs embauchés après le 7 mars 2015 et devra être exercée – comme l’affirme la Cour Constitutionnelle – « dans le respect des limites, minimale et maximale, de la fourchette dans laquelle l’indemnité doit être quantifiée (les nouvelles limites édictées par le Décret Dignité) », « en tenant compte non seulement de l’ancienneté de service mais aussi d’autres critères ».

 

La marge d’appréciation des juges sera, par conséquent, l’élément qui déterminera le montant du préjudice subi par les travailleurs en cas de licenciement illégitime, à cela près que, une date d’embauche successive à l’entrée en vigueur du Jobs Act, peut amener à déterminer – dans certains cas – un dommage majeur par rapport à celui qui revient à un salarié embauché avant le 7 mars 2015 et rentrant dans le cadre de la discipline de l’art. 18, Loi 300/1970.

 

Nous ferons le point sur les protections et les possibles scénarios du risque de procédure lié à un licenciement illégitime avec Me Enrico De Luca et Me Stefania Raviele.

 

Inscrivez-vous à notre lettre d’information

Contacts

Vous avez besoin d'informations ? Écrivez-nous et notre équipe d'experts vous répondra dans les plus brefs délais.

Remplissez le formulaire

Autres nouveautés et insights

24 Sep 2026

Le concept de « territoire » dans le cadre de la clause de non-concurrence (Top24 Lavoro Ai – Il Sole 24 Ore, 24 September 2026 – Vittorio De Luca et Alessandro Ferrari)

Les problématiques d’interprétation à la lumière de la jurisprudence la plus récente en matière de nullité de la clause de non-concurrence pour imprécision de la limitation territoriale Par…

16 Sep 2026

Le saviez-vous… La violation répétée des procédures internes de l’entreprise peut justifier le licenciement du responsable d’un point de vente ?

La Cour de cassation, chambre sociale, par l’ordonnance n° 25231 du 11 septembre 2026, a confirmé la légalité du licenciement pour faute grave prononcé à l’encontre d’une responsable…

1 Sep 2026

Suppression de fichiers de l’entreprise sur l’ordinateur : licenciement justifié même en l’absence de preuve d’un préjudice

L’affaire trouve son origine dans le licenciement disciplinaire d’une salariée occupant des fonctions de secrétariat général qui, à l’occasion de la restitution de son ordinateur professionnel à la…

1 Sep 2026

Heures supplémentaires : un tableau récapitulatif ne suffit pas; le salarié doit apporter une preuve rigoureuse du nombre d’heures effectuées et de l’ampleur de la prestation.

Par l’ordonnance n° 20700 du 18 juin 2026, la Cour de cassation est revenue sur la question des heures supplémentaires, réaffirmant que le salarié qui en réclame le…

1 Sep 2026

Saviez-vous que… une prime individuelle (superminimo) restée inchangée pendant des années peut devenir non absorbable ?

La Cour de cassation, chambre sociale, par l’arrêt n° 24475 du 5 août 2026, a confirmé que le superminimo individuel, bien qu’il soit normalement soumis au principe d’absorption…

3 Août 2026

Transparence salariale : les premières demandes des salariés arrivent (Il Sole 24 Ore, 3 août 2026 – Vittorio De Luca)

Deux mois après le décret. Depuis l’entrée en vigueur du décret législatif 96/2026, le 7 juin, selon une enquête flash menée par le GIDP, 8 % des directeurs…