Catégories: Insights · News

Tag: Licenziamento, Licenziamento per giusta causa


9 Juin 2021

Licenciement légitime si le syndrome dépressif post-accidentel est inexistant et que l’on exerce une autre activité de travail (Il Quotidiano del lavoro de Il Sole 24 Ore, 9 Juin 2021 – Enrico De Luca, Debhora Scarano)

Par l’arrêt 15465 du 3 juin 2021, la Cour de cassation, section du travail, s’est à nouveau prononcée sur les particularités du licenciement pour juste cause imposé au salarié qui effectue un autre travail pendant son arrêt maladie.

En particulier, un licenciement disciplinaire a été prononcé à l’encontre d’un fonctionnaire qui, à la suite d’un accident du travail, a produit des certificats médicaux relatifs à un prétendu syndrome anxio-dépressif, a obtenu un congé de maladie au cours duquel, toutefois, il a été filmé par une agence de détectives alors qu’il travaillait dans l’entreprise commerciale de sa fille, démontrant ainsi qu’il n’était atteint d’aucun trouble, ni physique ni psychologique.

Suite au recours contre le licenciement, il est apparu, dans le cadre de la procédure de première instance, que le travail effectué dans cet établissement n’était pas occasionnel mais continu et caractérisé par un engagement non moins lourd que celui requis pour exercer les fonctions d’employé subalterne à l’Agence du patrimoine de l’État. En appel, il a, par ailleurs, été constaté que les certificats médicaux délivrés concernant l’existence et la nature des pathologies qui avaient affecté le salarié après l’accident n’étaient pas cohérents entre eux. La Cour d’appel a donc jugé que le syndrome anxio-dépressif n’existait pas et que, même s’il existait de manière latente, il ne pouvait être lié à l’accident.

Le Tribunal de première instance et le Tribunal territorial avaient ainsi rejeté le recours du salarié, entérinant la thèse de la légitimité de la rupture du contrat par l’employeur. Le salarié s’est donc pourvu en cassation en se plaignant, tout d’abord, que dans le jugement sur le fond n’avait pas émergé le caractère « non occasionnel » de l’activité professionnelle qui lui était contestée et qu’en second lieu, avait été violée la disposition de la Convention collective nationale du travail de catégorie là où elle prévoyait la suspension de service avec privation de rémunération, jusqu’à un maximum de 10 jours, en cas d’« exercice d’autres activités pendant l’état de maladie ou d’accident, incompatibles et préjudiciables à la guérison ».

Continuez à lire la version intégrale publiée sur Il Quotidiano del Lavoro de Il Sole 24 Ore.

Inscrivez-vous à notre lettre d’information

Contacts

Vous avez besoin d'informations ? Écrivez-nous et notre équipe d'experts vous répondra dans les plus brefs délais.

Remplissez le formulaire

Autres nouveautés et insights

8 Avr 2026

Gestion des e-mails professionnels après la fin du contrat de travail : limites selon l’Autorité de protection des données

L’Autorité de protection des données a de nouveau exprimé son point de vue sur la gestion de la messagerie électronique professionnelle par les employeurs après la cessation de…

8 Avr 2026

Licenciement oral : charge de la preuve incombant au salarié

Ordonnance n° 4077 du 23 février 2026 : licenciement oral et charge de la preuve Avec l’ordonnance n° 4077 du 23 février 2026, la Cour de cassation s’est…

8 Avr 2026

Le savais-tu… l’incompatibilité entre collègues peut-elle justifier le transfert d’un salarié ?

La Cour de cassation, section travail, par ordonnance n° 4198 du 25 février 2026, a affirmé que le transfert d’un salarié peut être légitimement ordonné même en présence…

7 Avr 2026

La frontière entre le repos et l’inactivité dans la gestion du temps de travail (AIDP – HR Online, 7 aprile 2026 – Vittorio De Luca, Alesia Hima)

Dans le langage organisationnel des entreprises, on parle souvent de « pauses », de « temps d’attente » ou de « temps morts ». Dans la pratique opérationnelle,…

17 Mar 2026

Égalité salariale : feu vert au décret sur l’égalité et la transparence des rémunérations (People are People, 16 marzo 2026 – Claudia Cerbone, Martina De Angeli)

Claudia Cerbone et Martina De Angeli, professionnelles du cabinet De Luca & Partners, signent le présent article consacré au projet de décret législatif approuvé le 5 février dernier…

16 Mar 2026

Illégitimité du staff leasing pour violation du principe de temporalité (Top 24 Lavoro, 27 febbraio 2026 – Vittorio De Luca, Alessandra Zilla)

Par le jugement n° 4493 du 19 décembre 2025, le Tribunal de Milan est intervenu sur la question de la mise à disposition de travailleurs à durée indéterminée…