Catégories: Insights

Tag: giusta causa, Licenziamento


23 Juil 2017

Les garanties procédurales énoncées à l’article 7 du Statut des travailleurs s’appliquent également au licenciement disciplinaire du dirigeant

Dans son jugement n°15204 du 20 juin 2017, la Cour de Cassation est intervenue en matière de licenciement disciplinaire ordonné à un dirigeant sans la mise en œuvre préalable de la procédure visée à l’article 7 de la Loi 300/1970. La Cour Suprême, rappelant certaines décisions récentes, même dans les Chambres réunies (Cassation n°2553 du 10 février 2015, Cassation  Chambres Réunies n°7880 du 6-30 mars 2007), a précisé que « les garanties procédurales énoncées à l’article 7 de la loi 300/1970 sont l’expression d’un principe de garantie fondamentale générale visant à protéger toutes les hypothèses de licenciement disciplinaire », qui s’applique à toutes les relations de travail salarié, sans distinction entre les employés concernant leur emplacement apical.  Une interprétation différente contrasterait avec les intervention du juge suprême, car elle ressusciterait « une notion ancienne et désormais usée du dirigeant, entendu comme l’alter ego de l’entrepreneur » et violerait le principe « audiatur et altera pars », comme garantie indéfectible du travailleur.  Par ailleurs, comme l’affirme la Cour, les dirigeants rentrent expressément dans le catalogage de l’article 2095 du Code civil et, en tant que tels, ils participent à la discipline dictée pour le travailleur salarié en règle générale. À défaut d’activation des garanties procédurales énoncées à l’article 7, les conséquences en termes d’indemnisation seront celles dictées par la négociation collective pour le licenciement sans justification (condamnation au paiement de l’indemnité compensatrice de préavis et de l’indemnité supplémentaire).

Inscrivez-vous à notre lettre d’information

Contacts

Vous avez besoin d'informations ? Écrivez-nous et notre équipe d'experts vous répondra dans les plus brefs délais.

Remplissez le formulaire

Autres nouveautés et insights

8 Avr 2026

Gestion des e-mails professionnels après la fin du contrat de travail : limites selon l’Autorité de protection des données

L’Autorité de protection des données a de nouveau exprimé son point de vue sur la gestion de la messagerie électronique professionnelle par les employeurs après la cessation de…

8 Avr 2026

Licenciement oral : charge de la preuve incombant au salarié

Ordonnance n° 4077 du 23 février 2026 : licenciement oral et charge de la preuve Avec l’ordonnance n° 4077 du 23 février 2026, la Cour de cassation s’est…

8 Avr 2026

Le savais-tu… l’incompatibilité entre collègues peut-elle justifier le transfert d’un salarié ?

La Cour de cassation, section travail, par ordonnance n° 4198 du 25 février 2026, a affirmé que le transfert d’un salarié peut être légitimement ordonné même en présence…

7 Avr 2026

La frontière entre le repos et l’inactivité dans la gestion du temps de travail (AIDP – HR Online, 7 aprile 2026 – Vittorio De Luca, Alesia Hima)

Dans le langage organisationnel des entreprises, on parle souvent de « pauses », de « temps d’attente » ou de « temps morts ». Dans la pratique opérationnelle,…

17 Mar 2026

Égalité salariale : feu vert au décret sur l’égalité et la transparence des rémunérations (People are People, 16 marzo 2026 – Claudia Cerbone, Martina De Angeli)

Claudia Cerbone et Martina De Angeli, professionnelles du cabinet De Luca & Partners, signent le présent article consacré au projet de décret législatif approuvé le 5 février dernier…

10 Mar 2026

Le transfert du salarié est légitime en présence d’une incompatibilité avec l’environnement de travail au sein de l’entreprise (Camera di Commercio Italo-Francese, 10 marzo 2026 – Vittorio De Luca, Silvia Zulato)

Par l’ordonnance n° 4198 du 25 février 2026, la Cour de cassation – chambre sociale - a réaffirmé qu’une situation d’incompatibilité environnementale peut justifier le transfert d’un salarié…