Catégories: Insights


5 Mar 2019

Le rétablissement après 7 mois d’un poste supprimé n’invalide pas un licenciement (Il Quotidiano del Lavoro de Il Sole 24 Ore, 6 mars 2019 – Alberto De Luca, Gabriele Scafati)

Par jugement n° 4672 déposé le 18 février dernier , la Cassation s’est de nouveau prononcée sur la légitimité d’un licenciement suite à une suppression de poste si ce dernier est rétabli quelques mois après la rupture de contrat du fait de l’entreprise.

L’affaire a pour origine une salariée – ingénieur électronique, spécialisée dans les systèmes de mesure et dirigeant le service Compliance de la filiale italienne d’une multinationale japonaise – ayant le statut de « Cadre » et chargée de la « métrologie ». En particulier, la salariée avait été licenciée pour motif objectif justifié à cause de la suppression du poste qu’elle occupait, due à l’abrogation d’une réglementation en matière de contrôles qui avait fait que ses fonctions de contrôle n’étaient plus nécessaires.

La salariée avait rapidement fait recours contre le licenciement, objectant, entres autres, que la société défenderesse avait rétabli le poste supprimé 7 mois seulement après sa suppression. Les juges de fond ont tous deux rejeté les doléances de la salariée, estimant que la suppression effective et le laps de temps s’étant écoulé entre la suppression et le rétablissement justifiait une réorganisation de l’entreprise comportant la réinsertion dans ses effectifs de la fonction d’entreprise supprimée auparavant.

En Cassation, l’action entamée par la salariée n’a pas eu une issue différente. En se prononçant sur l’unique motif de recours invoqué par la salariée qui déplorait l’évaluation incorrecte par les juges de fond de la répartition et des critères de respect de la charge de la preuve (en particulier de la part l’employeur), la Cassation a de nouveau estimé les revendications de la demanderesse dénuées de tout fondement. Sur ce point, il est intéressant d’observer qu’une attention particulière a été prêtée au laps de temps qui s’est écoulé entre la suppression et le rétablissement du poste occupé par la salariée licenciée, confirmant la décision des juges de fond exempte de vices, car ils avaient estimé que la période de sept mois ne pouvait pas invalider le licenciement (de même, toujours la Cour de Cassation, par sentence n° 11413 du 11 mai 2018, a estimé qu’une période de 8 mois était un laps de temps adéquat)….

 

Cliquez ici pour continuer à lire la note du jugement prononcé publiée sur Il Quotidiano del Lavoro de Il Sole 24 Ore.

Inscrivez-vous à notre lettre d’information

Contacts

Vous avez besoin d'informations ? Écrivez-nous et notre équipe d'experts vous répondra dans les plus brefs délais.

Remplissez le formulaire

Autres nouveautés et insights

20 Mai 2026

Webinar « Décret du 1er mai : les principales nouveautés » – Un Caffè HR avec De Luca & Partners

À l’occasion de notre webinaire « Un Caffè HR avec De Luca Partners », les intervenants Silvia Zulato, Senior Associate, et Alessandro Riccardo Polli, de la division Conseil…

12 Mai 2026

Licenciement légitime pour fausse déclaration des présences et utilisation des données des systèmes d’accès (Camera di Commercio Francese in Italia – Vittorio De Luca, Silvia Zulato)

Avec l’ordonnance n° 7985 du 31 mars 2026, la Cour de cassation italienne a confirmé la légalité du licenciement pour juste cause infligé à un salarié pour des…

30 Avr 2026

Webinar « Bonus : que faut-il savoir en matière d’objectifs ? » – Un Caffè HR avec De Luca & Partners

Hier, à l’occasion de notre premier webinar « Un Caffè HR avec De Luca & Partners », les intervenants Vittorio De Luca, Managing Partner, et Alessandra Zilla, Managing…

27 Avr 2026

Gestion de la messagerie électronique professionnelle après la cessation du contrat de travail: le Garante étend le droit d’accès à l’ensemble des courriels de la boîte e-mail nominative

« Le salarié peut accéder aux messages de son compte e-mail professionnel ainsi qu’aux documents présents sur son ordinateur après la fin du contrat de travail. Toute limitation…

27 Avr 2026

La NASpI et la démission pour transfert à plus de 50 km : selon la Cour de cassation italienne, la seule distance ne suffit pas, il faut prouver le manquement de l’employeur.

Avec l’ordonnance n° 10559 du 21 avril 2026, la Cour de cassation italienne s’est prononcée en matière d’indemnité de chômage (NASpI) à la suite de démissions pour juste…

27 Avr 2026

Sais-tu que… la période d’essai est nulle si les tâches sont indiquées de manière générique ?

Le Tribunal de Milan, Section Travail, par l’arrêt n° 683 du 3 avril 2026, a rappelé que la clause de période d’essai n’est valable que si elle contient…